Foire aux questions
Qu’est-ce que le gaz naturel?
Le gaz naturel est un gaz d’hydrocarbures présent dans la nature. Les hydrocarbures représentent une classe de composés organiques constitués uniquement de carbone et d’hydrogène. Le gaz naturel dans le sol se compose principalement de méthane, mais aussi d’éthane, de propane, de butane, de pentanes et d’hydrocarbures plus lourds.
D’où provient le gaz naturel du Canada?
Le Canada dispose d’un vaste portefeuille gazier en pleine expansion. Le gaz naturel provient de sources classiques (plus faciles à produire) et de formations géologiques non traditionnelles (plus difficiles à produire). Les régions gazières canadiennes se situent principalement dans l’Ouest et au large des Maritimes, plus une petite production supplémentaire en Ontario et dans le Nord canadien. Les producteurs cherchent et trouvent de nouveaux approvisionnements de gaz classique et non traditionnel dans les dépôts de gaz de shale en Colombie-Britannique, en Alberta, au Québec et dans les Maritimes. En outre, le Canada est bien placé pour accueillir les importations de gaz naturel liquéfié et importer par gazoduc du gaz des régions productrices des États-Unis, afin de diversifier son portefeuille d’approvisionnement.
Comment produit-on le gaz naturel?
Le gaz naturel est amené à la surface à partir d’un réservoir à l’aide de puits gaziers. Un réseau de collecte transporte le gaz des puits à une usine de transformation. Le gaz naturel transformé se compose presque entièrement de méthane; on retire la plupart des autres hydrocarbures (produits dérivés) et composants non hydrocarbonés aux installations de transformation du gisement ou aux usines longeant le gazoduc.
Quelle est la production canadienne de gaz naturel?
Le Canada est le troisième producteur mondial de gaz naturel avec une production annuelle moyenne de 6,4 billions de pieds cubes (TCF).
Qu’est-ce que le gaz non traditionnel?
Le gaz naturel provient de sources classiques (plus faciles à produire) et de formations géologiques non traditionnelles (plus difficiles à produire). Les réservoirs de gaz non traditionnel incluent les réservoirs étanches, le méthane houiller, les hydrates de gaz et, en particulier ces dernières années, le gaz de shale. Bien qu’on connaisse la plupart de ces réservoirs depuis longtemps, on ne les extrait de manière rentable que depuis peu, grâce à des progrès technologiques dans le forage et le sondage.
Pourquoi doit-on explorer et développer le gaz non classique?
Alors qu’on poursuit l’exploitation des ressources de gaz classique du Canada, on doit, pour assurer l’approvisionnement à long terme, compléter cette production par du gaz provenant d’autres sources. Grâce aux progrès technologiques récents, les ressources gazières non traditionnelles font maintenant partie d’un portefeuille d’approvisionnement qui offre la solidité à long terme nécessaire pour soutenir l’expansion vive des marchés. Selon l’ONE, la part du gaz non traditionnel dans l’approvisionnement canadien devrait passer de 35 % en 2008 à 56 % en 2020. La production non traditionnelle actuelle provient essentiellement des sables de réservoirs étanches et du méthane houiller.
Qu’est-ce que le gaz de shale?
Le gaz de shale est un gaz naturel coincé dans la roche sédimentaire à grain fin. Le gaz est étroitement confiné dans d’infimes espaces à l’intérieur de la roche réservoir. Il faut utiliser des technologies de pointe pour forer et stimuler la fracturation des zones renfermant du gaz. Il est essentiel de fracturer l’intérieur du réservoir pour permettre au gaz naturel de s’écouler jusqu’au puits. Une fois stimulés, les réservoirs de gaz de shale s’exploitent comme des puits de gaz classique. Le recours à ces technologies a entraîné une augmentation rapide de la production de gaz de shale, surtout aux États-Unis.
Produit-on actuellement du gaz de shale au Canada?
On n’en fait pas encore une production commerciale à grande échelle. Toutefois, maintes entreprises explorent des ressources en gaz de shale en Alberta, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.
Le développement du gaz de shale et d’autres ressources non traditionnelles assurera l’approvisionnement en gaz naturel du marché nord-américain croissant pour plusieurs décennies.
La technique utilisée pour extraire le gaz de shale contamine-t-elle l’eau?
Les réservoirs de gaz étanches qui contiennent des shales se trouvent loin sous la surface, dans des formations géologiques qui nécessitent des techniques de production différentes ou particulières. Pour produire ce gaz, on utilise un mélange pressurisé d’eau et de sable avec quelques additifs chimiques pour fracturer le réservoir et permettre au gaz de s’écouler dans le puits.
Dans chaque province, des règlements régissant les pratiques de production du gaz naturel protègent les ressources d’eau. Des lois, règles et politiques qui encadrent la production de gaz naturel classique réglementent la production de gaz de shale. En outre, le secteur de la production gazière s’est engagé à minimiser l’empreinte écologique de l’exploitation du gaz naturel. Selon cet engagement, il s’assure d’exploiter ces ressources d’une manière qui protège la santé humaine et assure la durabilité de l’environnement. L’histoire du secteur gazier illustre depuis longtemps son comportement public réactif et responsable, ainsi que son engagement à promouvoir la production sûre et efficace du gaz naturel.
Pourquoi le Canada exporte-t-il du gaz naturel? Risque-t-on d’en manquer?
Le Canada est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel. C’est parce qu’il produit beaucoup plus de gaz naturel que les Canadiens en consomment. La vente de cette ressource à d’autres pays, surtout les États-Unis, contribue beaucoup à l’économie canadienne. En 2008, les recettes d’exportation nettes ont totalisé 28 milliards de dollars, soit la deuxième plus grosse part de l’excédent commercial énergétique du Canada.
Que signifient les termes « réserves » et « ressources »?
À court terme, la production canadienne de gaz naturel repose sur les « réserves » ou les stocks qu’ont délimités les compagnies par l’exploration et l’exploitation. Ces réserves représentent environ dix ans d’approvisionnement au rythme de production actuel, mais seulement une petite fraction des ressources en gaz naturel qui, elles, sont évaluées à environ 100 ans à la consommation actuelle.
Sommes-nous à court de gaz naturel?
Non. Les Canadiens peuvent compter sur un approvisionnement régulier et des ressources abondantes de gaz naturel pour plusieurs années. En fait, l’Amérique du Nord possède environ 100 ans d’approvisionnement en gaz naturel au rythme actuel de consommation. Grâce à cette abondance, le gaz naturel demeurera un combustible apte, fiable, sûr et écologiquement acceptable.
Comment achemine-t-on le gaz naturel au consommateur? Ce système est-il fiable?
Le gaz naturel est là quand les consommateurs en ont besoin. Il voyage du puits au consommateur par gazoduc de transport et de distribution complet, continental et bien implanté couvrant plus de 480 000 kilomètres. Un grand réseau de gazoducs munis de boucles de redondance, des infrastructures de stockage, des centres de transactions efficaces et une technologie de gazoduc sécuritaire distribuent le gaz naturel de manière fiable et sûre dans plus de six millions de commerces et résidences au Canada.
Qu’entend-on par stockage du gaz naturel?
Le stockage du gaz naturel est indispensable à l’équilibre de l’offre et de la demande en Amérique du Nord. Les producteurs et gazoducs comptent sur le stockage pour compenser les fluctuations de la production. Les services publics de gaz naturel utilisent également le stockage pour gérer la demande qui fluctue considérablement de l’hiver à l’été. Au plus froid de l’hiver, cette demande peut même être six fois plus forte qu’en été dans les secteurs commercial et résidentiel. Pour se préparer à ce changement de la demande, les services gaziers injectent du gaz naturel dans les installations de stockage en été et le retirent en hiver.
L’Amérique du Nord peut stocker environ 45 % de la capacité de stockage mondiale, soit 4 350 milliards de pieds cubes de gaz naturel (dont 3 700 milliards aux États-Unis et 650 milliards au Canada). Le volume stocké correspond à environ 55 jours de consommation quotidienne moyenne.
Quel volume de gaz consomme-t-on au Canada? Cette demande augmentera-t-elle?
En 2008, on a distribué du gaz naturel à plus de six millions de clients, dont 117 000 ont été nouvellement raccordés dans l’année. La consommation annuelle moyenne de 2,7 TCF du Canada s’accroît chaque année.
À quoi sert le gaz naturel?
La polyvalence distingue le gaz naturel, ce qui en fait le bon choix pour de nombreuses utilisations. En fait, le gaz naturel comble 30 % des besoins énergétiques des Canadiens, dont 50 % des besoins industriels et 41 % des besoins énergétiques résidentiels, commerciaux et institutionnels.
Le gaz naturel représente un choix énergétique efficace, abordable, fiable et sûr pour le chauffage et l’eau chaude, les systèmes CVCA, les appareils ménagers, les utilisations industrielles comme la transformation des produits forestiers et la fabrication d’acier, d’engrais et de ciment, la production d’électricité, les centrales de cogénération et le transport.
Pourquoi les prix du gaz naturel fluctuent-ils?
Un marché continental ouvert et soumis aux forces de l’offre et de la demande fixe les prix nord-américains. Plusieurs facteurs influencent l’équilibre offre-demande et font augmenter ou diminuer le prix du gaz naturel.
Du côté de l’offre, ces pressions comprennent :
- des plateaux périodiques dans la production de gaz naturel à partir des bassins d’approvisionnement classiques nord-américains, ainsi que l’exploitation plus lente que prévue de nouvelles sources, comme le gaz naturel liquéfié, le méthane houiller et le gaz arctique;
- le prix élevé du pétrole, qui peut exercer une pression sur le gaz naturel comme carburant de substitution dans les applications industrielles;
- des perturbations occasionnelles de la production (ex. : ouragans).
Du côté de la demande, ces pressions comprennent :
- une croissance économique nord-américaine généralement forte qui accroît la demande en gaz naturel;
- le remplacement de certains produits du pétrole chers par le gaz naturel, notamment pour le chauffage et certaines applications industrielles;
- une forte demande de gaz naturel des propriétaires, écoles et entreprises soucieux de l’environnement et qui cherchent une énergie efficace, propre et fiable;
- un hiver plus froid que la normale.
Le marché nord-américain du gaz naturel est très efficace en raison des marchés ouverts, de sa vaste infrastructure et des centres de transaction. Cela permet au marché de revenir à l’équilibre grâce aux réactions de l’offre ou de la demande. Ainsi, les pointes de prix sont habituellement éphémères.
Le gaz naturel représente-t-il le meilleur choix énergétique au meilleur prix?
Oui. Par exemple,
- Le gaz naturel offre le meilleur rapport qualité-prix pour le chauffage et l’eau chaude. En 2008, le gaz naturel a coûté en moyenne 50 % de moins que le mazout et environ le tiers de l’électricité (prix par unité de chaleur).
- Un camion-remorque au gaz naturel qui consommerait 80 000 litres de carburant par année représente une économie annuelle d’environ 11 000 $ (si le GNL équivaut à 0,72 $ le litre de diesel). Autre avantage, une flotte de véhicules au gaz naturel peut fixer le prix du carburant pendant toute la durée de vie du véhicule, éliminant ainsi la volatilité.
- La production d’électricité à efficacité élevée au gaz est économiquement concurrentielle par rapport à la plupart des autres possibilités.
Que peut-on faire concernant les périodes d’équilibre plus serré entre l’offre et la demande?
Pour l’offre, le secteur répond aux cycles de l’offre et de la demande en ajustant le rythme de l’exploration et de l’exploitation, ainsi qu’en utilisant le réseau de stockage du gaz nord-américain. Le gaz naturel gagnant en popularité, les gouvernements et réglementateurs devront rationaliser leurs politiques et procédés pour assurer un rythme d’exploitation des nouvelles ressources (classiques et autres) permettant de répondre aux changements du marché et d’optimiser la production. Pour développer l’approvisionnement rapidement en fonction de ces changements, il faut absolument avoir accès à de nouvelles régions d’approvisionnement, certaines plus éloignées que d’autres, et à des marchés nouveaux ou en croissance, ce que l’amélioration des processus réglementaires et autres politiques gouvernementales rendrait possible.
Pour la demande, gouvernements, réglementateurs et services publics déploient des mesures pour aider les consommateurs à réduire leur consommation. On parle ici d’une meilleure isolation des maisons, du bon entretien des appareils de chaleur, chauffe-eau, cuisinières et autres appareils et leur remplacement par des modèles plus efficaces.
Que fait-on pour aider les consommateurs à composer avec les prix du gaz naturel?
Les services publics de gaz naturel protègent partiellement leurs clients contre les hausses de tarifs de trois manières. Tout d’abord, en été, lorsque la demande et les prix sont relativement bas, la plupart des services publics achètent du gaz et l’entreposent. Ce gaz stocké est utilisé en hiver, lorsque la demande est élevée. Deuxièmement, les services préachètent ou couvrent leur approvisionnement hivernal pour profiter de prix plus bas et réduire au minimum le coût du gaz pour leurs clients. Enfin, les distributeurs canadiens offrent conseils et incitatifs pour encourager leurs abonnés à utiliser le gaz plus efficacement.
Le gaz naturel n’est-il pas un combustible fossile qui contribue aux changements climatiques?
Le gaz naturel fait partie de la solution aux changements climatiques. L’utiliser à bon escient dans les résidences, entreprises et institutions, ainsi qu’en usine, dans les centrales électriques et en transport permet de réduire économiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le gaz naturel produit 45 % moins de dioxyde de carbone que le charbon et 30 % moins que le mazout. Aussi, ses émissions de NOx et de SOx (oxydes d’azote et de soufre) sont inférieures de 90 % à celles du charbon dans son utilisation actuelle. Il constitue une option énergétique à faible GES disponible, abordable et fiable. Une résidence où on remplace l’appareil de chaleur à faible efficacité par un appareil à haute efficacité peut connaître un gain d’efficacité de 50 % et une réduction du CO2 correspondante. Un camion-remorque utilisant du GNL réduira ses émissions de carbone de plus de 25 tonnes par année (25 %) comparativement à un camion-remorque au diesel.
L’utilisation du gaz naturel ne pollue-t-elle pas l’atmosphère?
Le gaz naturel est le combustible fossile le plus propre du marché et constitue un choix énergétique à faible émission de gaz à effet de serre. Le gaz naturel commercialisable ne contient aucunes cendres et est une source insignifiante de particules. Il est exempt d’oxydes de soufre (SO), a une teneur en soufre négligeable et produit très peu d’oxydes d’azote (NOx).
Le gaz naturel est-il sans danger?
Oui. Les sociétés canadiennes de gaz naturel sont leaders mondiaux quant au respect des normes strictes de sécurité, à chaque étape de l’exploration, de la production, du transport et de la distribution du gaz à des millions de clients canadiens.
Le gaz naturel est inodore, mais pour le rendre plus sûr, on y ajoute une odeur d’œuf pourri, pour que la plus petite fuite soit détectée alors que la concentration du gaz est encore très faible.
Au Canada, les sociétés de transport et de distribution du gaz ont du personnel disponible 24 heures par jour, 365 jours par année pour répondre aux problèmes d’une manière sûre et efficace.
Les appareils au gaz naturel domestiques sont sûrs et efficaces. Avant d’être commercialisés, ils subissent des tests rigoureux, sont munis de dispositifs de sécurité et doivent satisfaire aux normes strictes de la CSA et de l’American National Standards Institute. Les appareils de chaleur au gaz naturel seuls doivent répondre à 500 exigences de sécurité et de rendement