L'atout climatique

Comment le gaz naturel permet-il de relever le défi du changement climatique?

En matière de changement climatique, une partie de la solution consiste à recourir davantage au gaz naturel. L’utiliser là où il faut et au moment qui convient, c’est s’assurer de grandes possibilités économiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Parmi les combustibles à base de carbone, le gaz naturel est le moins polluant et celui qui émet le moins de GES. Il doit donc occuper une place de choix dans notre futur portefeuille énergétique. L’ACPP milite pour la diversité de ce dernier et pour une utilisation des différents combustibles appropriée aux circonstances. De ce point de vue, le gaz naturel a un rôle très important à jouer.

En raison des progrès technologiques réalisés par les exploitants des gisements non traditionnels en matière d’extraction du gaz naturel, les réserves gazières nord-américaines s’accroissent depuis dix ans. Grâce à de nouvelles technologies, des ressources inexploitées jusqu’ici deviennent rentables.

Propreté

Le gaz naturel est le combustible le plus propre disponible sur le marché. Les technologies qui font appel à lui se caractérisent par un rendement très élevé. Comme sa combustion produit en outre relativement peu de CO2, le gaz naturel constitue une source d’énergie peu génératrice d’émissions de GES, qu’il s’agisse de chauffer des locaux, d’exploiter des procédés industriels ou de produire de l’électricité.

Il en est du gaz naturel comme de toute autre forme d’énergie : sa production et son utilisation ont des répercussions environnementales. Aussi son empreinte fait-elle l’objet, à tous les niveaux, d’une gestion et d’une réglementation minutieuses qui permettent de minimiser les impacts sur l’air, le sol et l’eau. De l’exploration des gisements à l’extraction, au traitement et au transport du gaz, les activités font l’objet d’évaluations environnementales et de processus d’approbation particulièrement stricts.

Les rejets atmosphériques liés à la production et au traitement du gaz naturel sont mesurés et déclarés dans le cadre de différents programmes. Citons par exemple l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) du gouvernement fédéral, qui exige de déclarer les « principaux contaminants atmosphériques » ou PCA (dioxyde de soufre, oxyde d’azote, monoxyde de carbone, composés organiques volatils et matières particulaires primaires).

Les PCA sont émis lors de la production initiale du gaz naturel, de son traitement, de son transport et de sa combustion. Grâce aux pratiques exemplaires suivies par l’industrie et au respect des règlements provinciaux, le bilan du secteur gazier, en amont des consommateurs, s’améliore grandement chaque année.

Au fil du temps, l’industrie a aussi défini diverses pratiques en matière d’utilisation des sols, afin de protéger les habitats, de réduire l’occupation des terres et, dans la mesure du possible, de remplacer la prospection physique par des relevés sismiques à impact faible ou nul. De plus, lorsqu’un puits ne sert plus, on nettoie et restaure le site grâce à un programme de réhabilitation sous contrôle réglementaire qui s’étend sur environ cinq ans. Le secteur privé mène aussi, par exemple sous l’égide de l’Alberta Orphan Well Association, des programmes de restauration des puits abandonnés à la suite d’une faillite.

L’eau est également au centre des préoccupations des sociétés gazières canadiennes, qui se conforment strictement aux réglementations provinciales, par exemple en demandant les permis nécessaires et en appliquant les pratiques exemplaires de l’industrie. L’exploitation du gaz naturel pose la question de l’eau à quatre niveaux : l’eau de surface sert au forage; de l’eau est pompée dans les formations imperméables qui contiennent du gaz de schiste afin de « stimuler » les réservoirs; ces derniers contiennent déjà naturellement de l’eau, non potable mais qui doit être extraite; enfin, le forage des puits entraîne la traversée des nappes phréatiques. Dans chaque cas, on préserve l’eau potable, et des réglementations gouvernementales encadrent l’utilisation, l’extraction, le recyclage et l’élimination des eaux de servitude, toutes opérations que le secteur gazier mène avec discernement afin d’en limiter l’impact sur les eaux souterraines. Les producteurs canadiens de gaz naturel possèdent en la matière une longue expérience et ont fait la preuve qu’ils savent utiliser les technologies à bon escient.

  • Sur le plan environnemental, le gaz naturel commercialisable offre de nombreux avantages :
  • Il ne contient pas de cendres (ce n’est donc pas une source importante de particules).
  • Il ne contient pas de dioxyde de soufre (SO2) et sa teneur en soufre est très faible.
  • Sa combustion génère très peu d’oxydes d’azote (NOx).
  • Il émet relativement peu de GES, du fait de sa faible teneur intrinsèque en CO2 et de sa combustion à grand rendement. Le gaz naturel représente aussi la principale matière première utilisée dans la production de l’hydrogène destiné aux piles à combustible.