Gaz de schiste
De nouvelles pistes à explorer
Les gisements de gaz naturel faciles à exploiter s’épuisent graduellement. C’est pourquoi notre industrie s’intéresse désormais à des formes de gaz dont l’extraction est plus ardue et plus onéreuse. Il faut aller puiser dans les veines de charbon, au cœur des sables compacts, sous le plancher océanique ou encore à l’intérieur des formations schisteuses.
Le gaz de schiste
Le gaz de schiste se trouve dans des roches sédimentaires à grain très fin, coincées dans des espaces minuscules. Aussi le forage et l’extraction exigent-ils des techniques de pointe.
Qu’est-ce que le gaz de schiste?
On appelle gaz de schiste le gaz naturel contenu dans certaines roches sédimentaires à grain très fin. Le gaz est enfermé dans de minuscules fissures de la roche magasin, ce qui impose d’utiliser des techniques évoluées pour forer et « stimuler » le gisement, c’est-à-dire fracturer la roche. Sans fracturation, il est impossible de libérer le gaz; celui-ci est ensuite collecté par le puits, et l’exploitation peut dès lors être menée de manière tout à fait classique. La technique a entraîné une rapide augmentation de la production de gaz de schiste, en particulier aux États-Unis.
Produit-on du gaz de schiste au Canada?
La production à grande échelle n’est pas encore une réalité au Canada, mais de nombreuses sociétés prospectent le sous-sol et ont commencé à exploiter des gisements en Alberta, en Colombie-Britannique, au Québec et au Nouveau-Brunswick. Grâce au gaz de schiste et aux autres ressources dites non conventionnelles, le marché en pleine croissance du gaz naturel nord-américain pourra être approvisionné pendant de nombreuses décennies.
De quelle manière l’eau entre-t-elle dans la production du gaz naturel?
L’eau est une importante ressource qui est au centre des préoccupations des sociétés gazières canadiennes. Celles-ci se conforment strictement aux réglementations provinciales en demandant les permis nécessaires et en appliquant les pratiques exemplaires de l’industrie. L’exploitation du gaz naturel pose la question de l’eau à quatre niveaux : l’eau de surface sert au forage; de l’eau est pompée dans les formations imperméables et contenant du gaz de schiste afin de « stimuler » les réservoirs; ces derniers contiennent déjà naturellement de l’eau, non potable mais qui doit être extraite; enfin, le forage des puits entraîne la traversée des nappes phréatiques. Dans chaque cas, on préserve l’eau potable et, chaque fois que possible, l’eau est recyclée afin de pouvoir servir à de multiples reprises.
Quelles mesures met-on en œuvre pour s’assurer de la préservation de l’eau potable?
La réglementation à laquelle l’industrie pétrolière et gazière canadienne est assujettie vise à protéger l’eau potable et à maintenir la qualité de l’eau des lacs et des rivières. Les règlements varient d’une région à l’autre, mais les producteurs canadiens de gaz naturel veillent systématiquement à ce que leurs activités n’affectent pas la nappe phréatique.
En Alberta, par exemple, la réglementation exige que les exploitants prévoient une séparation totale (dans le plan vertical et dans le plan horizontal) entre les puits artésiens et les zones de « stimulation » à faible profondeur, en plus d’isoler la nappe aquifère et la zone fracturée. L’Alberta s’attache également à sensibiliser les esprits à l’importance des puits artésiens et des normes à respecter dans les zones d’exploitation de gisements de pétrole ou de gaz.
Fracturation hydraulique
En quoi consiste la fracturation?La fracturation hydraulique (ou fracking) consiste à injecter un mélange liquide ou gazeux sous pression dans le puits de forage, jusqu’au niveau jugé propice, c’est-à-dire à une profondeur qui peut atteindre des centaines ou des milliers de mètres.
Principes directeurs relatifs à la fracturation hydraulique
Nous nous engageons à appliquer les principes directeurs suivants.
Fiches d’information
Le gaz naturel de sources non traditionnelles représentera un important moteur de croissance et d’emploi pour l’industrie canadienne de production gazière. Les nouvelles technologies permettent d’exploiter du gaz naturel de sources non traditionnelles.